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Mon grand oncle d'Algérie était peintre. 20 ans plus tard, c'est à mon tour de me lancer dans une grande série d'illustrations d'Alger.
Une série de tirages d'art inspirés d'un coup de coeur.
En 2021, au cours du déménagement d'amis parisiens, deux d'entre eux parlent de l'Algérie. Je ne saurais trop expliquer pourquoi mais cette discussion a été pour moi comme un piqure d'abeille, une envie soudaine et irrépressible de plonger dans cette histoire et de tout en connaitre. En rentrant chez moi, j'ai commencé par regarder un documentaire, lire des témoignages et je ne me suis plus arrêté.
Quelques mois plus tard, je quittais Paris pour installer mon atelier à la campagne. J'ai commencé à peindre à la gouache. Etant entièrement plongé à Alger dans mes lectures, j'ai eu l'envie de traduire ces images mentales en peintures. C'est à ce moment que j'ai commencé à dessiner la ville blanche quotidiennement, jusqu'à atteindre une série de plus de 60 illustrations d'Algérie. Cette collection est le fruit d'un an de travail, où chaque chaque jour, j'ai pris mon pinceau pour explorer un nouveau lieu et un nouveau morceau de l'histoire.
Jusqu'à ce qu'un matin, mon téléphone sonne alors que je m'apprêtais à rejoindre ma table à dessin. C'est Kendy au bout du fil. Je ne le connais pas encore. Il est franco-algérien, curieux et très enthousiaste. Il vient de découvrir ma peinture de la grande poste d'Alger dans son fil Linkedin. Sans attendre il m'a appelé : "Tu es déjà allé en Algérie ?" demande-t-il. Je lui avoue que non. Il me dit alors qu'il y part pour les vacances deux mois plus tard et me propose de venir. J'accepte. S'engage alors une course contre la montre pour obtenir le passeport et le visa à temps. Il arrivera tout juste la veille de notre départ pour Bejaïa, la Kabylie jusqu'à la Casbah d'Alger.

Cette série d'illustrations nous plonge dans cet Alger des années 50-60, où les femmes portent le haïk, les autos remontent les rampes sur le front de mer et où les rues grouillent de monde aux terrasses.
Kendy m'a gentillement tendu la main pour me faire découvrir l'Algérie de l'intérieur et donner à mon travail artistique plus de profondeur. Etant Kabyle, il ne pouvait pas me proposer un autre départ pour cette aventure que la Kabylie.
C'est à Bejaïa (Bougie) que nous posons nos valises et explorons le port, la vieille ville et la côte en direction de Jijel. Imad nous fait visiter son hôtel flambant neuf et nous invite pour un prochain voyage au Sahara où il est en train de construire une expérience hôtelière en plein désert. Après avoir mangé quelques sardines grillés et dessiné les criques des Aiguades, nous hésitons à prendre la route pour Constantine ou Sétif. Nous restons finalement sur le bord de mer.
Sur la route pour Alger, nous faisons une halte en bord de route où les commerçants vendent robes et souvenirs au milieu des singes. À Tizi Ouzou nous survolons le stade et gagnons les hauteur jusqu'à Sidi Belloua.
Après plusieurs jours de périple, le moment est venu pour nous d'entrer à Alger.
↘︎ Avant son indépendance, l'Algérie se découpait en 6 wilayas ou régions, dont la wilaya d'Alger représentait le coeur névralgique de l'Algérie. La ville portuaire d'Alger s'ouvre face à l'Europe entre les collines du Sahel et la vallée fertile de la Mitija. Les émigrants européens, essentiellement français, s'installent dans les quartiers populaires comme Bab-el-Oued. Les abords du port sont transformés, les avenues sont percées et la "ville européenne" apparait avec ses cafés et administrations. La population musulmane est concentrée dans les quartiers traditionnelles tels que la Medina et la Casbah. Alger s'étend alors du quartier du Ruisseau à proximité du Hamma et d'Hussein Dey, jusqu'au quartier de Bab-el-Oued le long de la Méditerranée.
Nous n'avons pas encore posé nos affaires en ville que Tahar, assis sur les marches de la grande mosquée Ketchaoua, nous propose de plonger dans la Casbah en train de s'endormir tandis que plus haut dans les ruelles la mosquée Ibn Farès (l'ancienne grande synagogue d'Alger Djamaa li houd) fait retentir l'appel à la prière. Nous le suivons et descendons au marché le long de la rue Amar Ali. C'est un moment très émouvant pour moi de passer sous les porches voutés de cette vieille ville que je dessine depuis un an, dont j'ignore tout et que je connais les à la fois très bien.
↘︎ Médina ancestrale, la Casbah est un mélange d'architecture traditionnelle maghrébines, d'influence ottomane remodelée par l'arrivée des français, notamment au abord du port. La basse Casbah était le lieu de pouvoir avec l'ancien Palais du Dey, la Djenina, le Palais d'hiver Dar Hassan Pacha, le Palais des Raïs, le Palais des corsaires, la régence d'Alger. Dans les rues, on trouve des souks comme celui de Jamaa el houd, des hammams encore en fonction, comme le hammam Bouchlaghem.
Des habitants nous ouvrent leur porte. Nous les accompagnons sur leur terrasse. Les tombent en cascade jusqu'au port et les maisons sont si proche que l'on peut passer de l'une à l'autre par les toits. C'est d'ailleurs l'incroyable dédale de rues, portes et toits qui servira de cache au FLN pendant la guerre d'indépendance.
Le quartier populaire de Bab El Oued est une des portes d'entrée d'Alger. C'est ici que se réunissent les émigrants européens après la colonisation. Le style haussmannien est reconnaissable. Les artisans sont les rois de ce quartier. On y trouve toutes les spécialités. Sur la Place des trois Horloges, boulevard Guillemin, l'avenue Bouzareah grouillent de monde, d'odeur de merguez, de chant, des cris, de promeneurs.
Face à la Méditerranée, le coeur d'Alger s'étire en promenade sur le Front de mer. Des quais on aperçoit le phare de l'amirauté, petite crique abritant l'ancien port turc. En contournant La régence d'Alger et les grands escaliers de la pêcherie, on débouche sur l'ancienne place du Gouvernement et actuelle place des martyrs. Face à nous, la mosquée Djamaâ el Djedid ou mosquée de la Pêcherie de par sa proximité avec la mer. Plus haut, c'est la Casbah.
Le square Port-Saïd fait face à l'opéra d'Alger. C'est ici que nous sommes arrivés en voiture. C'est également ici que nous sommes invités au concert de Cheba Zahouania. Les rues parallèles Larbi Ben M'hidi (ancienne rue de l'Isly) et la rue Abane Ramdame convergent à la Grande Poste d'Alger au style néo-mauresque face au Square et au Palais du Gouvernement sur les hauteurs. En chemin, on s'est arrêtés Place de L'Emir-Abdelkader (Place Bugeaud) où l'on aperçoit encore les traces du café Milk Bar et le restaurant Novelty.
La rue Didouche Mourad (rue Michelet) bordée de cafés nous emmène au tunnel des Facultés et la place Maurce Audin (place Maréchal Lyautey). Nous séjournons à l'hôtel Suisse à quelques pas de là.
Au-dessus c'est Telemly. Ancien coteau et lieu de promenade le long du chemin des aqueducs suivant le tracé des conduits turques, le quartier est sorti de terre en colonne d'immeubles inspirées de Le Corbusier.
Il y avait ici le village de Saint-Eugène. La route du littoral conduisant à l'ouest surplombe la mer depuis un plateau rocheux. De petites plages ponctuent ce paysage. Les villas ont fleuri sur cette côte qui mène à la pointe Pescade et son ancien Casino de la corniche. C'est dans ces environs que l'on trouvait l'îlot de Guyotville ou de Miramar, les cabanes de pêcheurs, la bosse du chameau, la plage des algues. Plus loin se trouve la villa Xuereb où vivait Camille Saint-Sens.
L'actuel quartier Belouizdad, est la première banlieue industrielle de la ville d'Alger. À proximité d'Alger, Belcourt est bordé d'immeubles haussmanniens. Hamma était le quartier du port et des chemins de fer. En plein coeur, le Jardin d'essai du Hamma apporte un poumon de verdure, luxuriant et gigantesque. Le jardin a servi de décor pour Tarzan, l'homme singe en 1932.
Pour cette série d'illustration j'ai choisi peu de couleurs mais des couleurs très fortes. C'est un double hommage. La palette de couleur s'inspire à la fois des tons chauds et vifs pour rendre compte de la lumière de Méditerranée. Ayant vécu 20 ans près de Marseille, j'ai retrouvé beaucoup de cette lumière à Alger.
Le fait d'avoir choisi peu de couleurs est une reprise des codes de l'impression et notamment des techniques de sérigraphie. À chaque passage, une nouvelle couche de couleur vient s'ajouter, se superposant parfois avec une précédente couche. la juxtaposition de ces deux couleurs en crée une troisième. Les tons choisis sont volontairement francs et puissants. On retrouve un peu de l'esprit de la tradition des affiches de compagnie de voyage du début du 20ème siècle. Ces illustrations sont intégralement peintes à la gouache.
Evidement que la taille de l'oeuvre compte. Pour faire le meilleur choix, il faut partir de votre intérieur. Si vous avez un couloir étroit avec peu de recul, je vous recommande de vous orienter vers des petits formats comme le format A5 ou le format A4. Vous pouvez choisir 3 illustrations voire 5 si la longueur de couloir le permet. Le nombre impair sera toujours plus harmonieux. Si au contraire, vous bénéficiez d'une grande surface, vous pouvez opter pour une à plusieurs oeuvres en grand format comme le format A3 ou le format A2. C'est parfait. Attention tout de même à laisser respirer les oeuvres entres elles car le vide du mur met en valeur vos illustrations. Si elles sont trop rapprochées, elles vont perdre en impact. Si vous bénéficiez d'un bel espace au mur avec beaucoup de recul, par exemple le bout d'un couloir ou une enfilade de pièce, alors choisissez des formats vraiment grands comme le A2 ou le A1, voire même le A0 si vous pouvez vous le permettre. L'effet est absolument garantit. N'hésitez pas à me contacter directement par mail si vous souhaitez un très grand format.
Les différentes taille d'illustration disponibles :
Affiche Alger A5 (14,8 x 21 cm)
Affiche Alger A4 (21 x 29,7 cm)
Affiche Alger A3 (29,7 x 42 cm)
Affiche Alger A2 (42 x 59,4 cm)
Les illustrations d'Alger sont imprimées en très haute qualité. Le mode d'impression choisi est le jet d'encre pigmentaire. Il s'agit d'une encre très concentrée en pigment projetée sur du papier d'art avec un beau grammage. Ces conditions réunies permettent d'obtenir une qualité d'impression exceptionnelle pour se rapprocher au plus près des couleurs éclatantes des gouaches originales. On appelle cette impression Giclée ou Fine Art. En gros c'est un très beau tirage. Les illustrations sont numérotées et signées. Un certificat d'authenticité les accompagne également.
Les illustrations de la série Alger imprimées en jet d'encre pigmentaire commence à 30€ pour les petits formats. Les formats plus grands sont à 46€ et 71€.
Les illustrations présentes ici sont uniquement disponibles sur le site. Cela dit vous pouvez choisir de les recevoir à domicile (le tarif dépendra de votre pays). À titre indicatif, l'expédition à environ 15€ pour l'Algérie et à 7 € en France. Vous pouvez également choisir de retirer les illustrations gratuitement à Paris, directement chez mon imprimeur dans le 19ème arrondissement.