Passionné par l’image, j’ai bien failli ne jamais en faire mon métier. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de me lever chaque matin et illustrer des campagnes pour les marques, des couvertures pour la presse, les magazines ou des livres jeunesse.
Une fois par an, c’est l’occasion de se retrouver ou de faire connaissance autour d’une exposition temporaire. J’anime également quelques ateliers en médiathèque.
Je vous raconte tout ça.

Illustration : un métier de patience.
Ces dernières années, les technologies de l’image ont beaucoup progressé et permettent un gain de temps énorme dans la création visuelle. Pour autant, l’illustrateur est et restera un artisan. Son travail est celui d’une fourmi. Je suis convaincu que les illustrateurs et illustratrices aux univers les plus authentiques sont des enfants qui n’ont pas tout à fait arrêté de rêver et qui prennent beaucoup de plaisir dans leur travail.
L’illustrateur donne à voir le monde à travers sa propre expérience du monde. Son travail ne consiste pas seulement à dessiner. En réalité, le dessin que le lecteur découvre dans le livre est le fruit d’une longue et inconsciente observation de la réalité, une profonde digestion et une traduction picturale très personnelle de la vie que nous avons en commun. La formalisation visuelle de ce monde intérieure s’atteint au prix de longues années de pratique, de travail et de recherche. Chaque illustrateur combine dans son travail un mélange d’expérience vécu, de souvenirs émotionnels, de préférences techniques, de faiblesses artistiques compensées, d’intentions et affinités personnelles. Il en résulte un univers riche, fouillé et très singulier pour chaque artiste.
Les algorithmes arriveront toujours à synthétiser des images existantes mais elles n’auront jamais la capacité de ressentir la vie, la digérer et la donner à voir de façon sublimée à travers une expérience artistique matérielle.
L’itinéraire d’un dessinateur
J’ai commencé mon chemin de dessinateur dans la cour de récréation à dessiner sur les bancs de l’école plutôt qu’à jouer au foot. Adolescent, je rêvais de travailler chez Ubisoft ou Pixar. Je me suis mis à pratiquer le dessin avec beaucoup d’assiduité dès le lycée en entrant en Arts Appliqués à Marseille. J’ai poursuivi en DMA Cinéma d’animation pour préparer la fameuse école des Gobelins (le graal en animation). Être étudiant en art à Paris était le rêve ultime. Mais rien ne s’est déroulé comme cela… Quand la liste des admis est tombée, je n’étais pas pris. C’était une grande claque et une grande déception tout en étant une libération. La voie était libre pour imaginer quelque chose de nouveau.
Durant les années qui ont suivi, j’ai eu l’occasion d’être un peu philosophe sur les bancs de l’université de Fribourg en Suisse, travailleur de rue dans le RER de paris au cours d’un service civique, communicant en cabinet de conseil et en entreprise avant de retrouver le chemin de la création artistique. C’est en reprenant le dessin pour la création de ma première exposition en 2019 que la magie a opéré de nouveau. L’exposition rencontre un grand succès et me donne le courage pour m’élancer dans la vie de dessinateur indépendant à Paris. J’arrête les recherches de boulot et je m’engage à corps perdu dans l’illustration.
Petit à petit, la vie d’illustrateur s’est mise en place. Les premiers projets sont arrivés. J’ai cherché les autres. À cette époque je passais mes journées dans mon 33m2 parisien au cœur du quartier Gambetta, Pelleport, Pyrénées, aux terrasses des cafés ou sur mon vélo pour livrer des affiches à domicile.
Mes illustrations pour les marques.
Quelques années plus tard, me voilà derrière ma table à dessin. Chaque jour qui passe est une sorte de miracle. Je remercie la vie de me permettre de vivre d’un travail que j’aime et qui me passionne.
Voici quelques exemples de créations pour les marques, la presse ou les entreprises.







Chocolat Foucher
La maison de chocolat Foucher Paris crée des délicieuses ganaches depuis 1819. C’était un honneur de dessiner les boîtes de chocolats à la suite des artistes Art Nouveau et Art Déco comme Eugène Belville, George Barbier ou Arnoux.
Véolia
À l’occasion d’une enquête interne mondiale auprès des 200 000 collaborateurs de Veolia, on m’a demandé d’illustrer la campagne de communication pour promouvoir l’opération.
L’Express
Pour L’Express, j’ai dessiné une couverture de magazine du Magazine. Ambiance sud-ouest, la plage, la montagne, le surf et les promenades dans les dunes.
La Croix hebdo
La Croix hebdo c’est plusieurs collaborations : des couvertures à la une pour parler des femmes sans abris ou encore le dossier de Noël entièrement consacré au si talentueux compositeur Jean-Sebastien Bach.
Les Echos
Les Echos ont pour tradition de confier à un illustrateur leur logo pour qu’il puisse être illustré dans le style du dessinateur. Je me suis aussi prêté à l’exercice.
Libération
Libération m’a demandé de traiter l’influence des réseaux sociaux lors de la campagne présidentielle française de 2022. Une enquête illustrée où on parle du poids des algorithmes dans les décisions de vote.
Télérama
Un long dossier dédié à l’histoire de la gauche française et ses héritages, c’était le sujet qui m’a été confié. J’ai réalisé l’illustration de l’article et le portrait de l’auteur.
Lire Magazine
Chaque année, la rentrée littéraire est un événement très attendu. En 2023, j’ai eu le plaisir d’illustrer la couverture du magazine de septembre dédié à cet événement. Au programme : les parisiens lisent sans décrocher une ligne du regard tout en déambulant dans les rues de Paris.
Les expositions à Paris
Les séries Paris 20ème et Paris 19ème
La toute première expo, c’était Paris 20, une collection de tirage du 20ème arrondissement, quartier que j’ai beaucoup aimé et arpenté. J’y ai passé des années très douces et heureuses entouré de pas mal de copains. La suite a été de prolonger cette série avec d’autres illustrations du 19ème (quartier dans lequel j’ai également vécu).
En 2022, le Pavillon Carré de Baudouin, m’a fait l’honneur d’une grande exposition extérieure sur ses murs. L’occasion de nouer avec avec les habitants de Paris et de faire découvrir la série à ceux qui ne la connaissaient pas.















Alger à la Slow Galerie
En 2024, la Slow Galerie accueillait à Paris, rue Jean-Pierre Timbaud, à deux pas de République, mon exposition consacrée à Alger. C’était une série de soixante gouaches entièrement réalisée à la main pendant une année. Merci à toutes personnes venues découvrir cette collection, pour les échanges et vos commandes.
Paris en construction chez Artazart
En novembre 2024, la galerie Artazart, située sur le bord du canal Saint-Martin accueille une nouvelle exposition qui sera entièrement consacrée à la construction de Paris. On y découvre un Paris sous un jour inconnu : la tour Eiffel en construction, la place Saint-Michel dans les échafaudages, le métro de l’Opéra en pleine construction et bien d’autres choses encore. Rendez-vous en novembre pour découvrir tout ça.
Comment travailler avec un illustrateur ?
Pour travailler avec un illustrateur il faut en premier lieu un gros coup de cœur pour son univers personnel. Après une première prise de contact, si le planning, le budget et le feeling fonctionnent vous pouvez signer un contrat et lancer la réalisation de l’illustration finale. Vous pouvez vous adresser directement à l’illustrateur via Instagram ou son site personnel et à son agent si l’artiste est représenté. Pour me contacter vous pouvez m’envoyer un mail à [email protected]
Quels sont les tarifs pour travailler avec un illustrateur ?
Les tarifs d’un illustrateur vont dépendre de 4 critères. Les trois premiers critères concernent l’exploitation que vous allez faire de son oeuvre : combien de temps allez-vous l’exploiter, sur quels supports et sur quel territoire ? Selon l’usage à plus ou moins grande échelle de l’oeuvre, le prix va varier. Le quatrième critère est celui de la notoriété, qualité de l’artiste. S’il est très sollicité, ses prixpourront être plus ou moins élevés. Le plus simple est d’en parler de vives voix. N’hésitez pas à m’envoyer votre brief à [email protected].
Quelle est la différence entre un dessinateur et un illustrateur ?
Je dirais que la différence entre le dessinateur et l’illustrateur ne tient pas tant à leur activité – le dessin – qu’ils ont en commun qu’à la finalité qu’ils lui donne (bien qu’aujourd’hui les métiers fusionnent). On pourrait appeler dessinateur la personne qui met le dessin au service de sa création personnelle en tant qu’auteur de bande-dessinée, roman graphique, dessin satirique… L’illustrateur quand à lui mettrait davantage son dessin pour appuyer un propos ou mettre en image une histoire dans le cadre de l’illustration d’un livre jeunesse, une couverture, un article, un magazine. En réalité, ces frontières n’ont plus vraiment lieu d’être aujourd’hui.




